CRITEO

« Impossible n’est pas français » aurait dit Napoléon Bonaparte. Cette citation aurait pu très bien être le titre de ce nouvel ouvrage de Jean-Baptiste Rudelle. Ce serial entrepreneur est le fondateur de la société CRITEO, cotée au NASDAQ depuis le mois d’Octobre 2013. Une pépite de la French Tech, qui emploie 1300 personnes à travers le monde et réalise un chiffre d’affaires de 745 millions d’euros.

CRITEO est une société spécialisée dans le ciblage publicitaire sur internet. Grâce à un algorithme, CRITEO tente de prévoir les intentions d’achats des internautes en analysant son comportement. Une pépite de la Big Data. Concrètement, c’est eux qui vous montrent la paire de chaussures que vous cherchez depuis des jours sur un encart publicitaire quand vous êtes en train de lire un article sur Le Monde ou Le Figaro. Beaucoup moins intrusifs que les publicités pop-up non ciblées.

Jean-Baptiste Rudelle nous raconte les coulisses de la réussite de sa dernière société CRITEO mais également son parcours d’entrepreneur depuis sa première création de start-up. Une véritable analyse de ses erreurs, de ses réussites, fort d’enseignement pour toute personne souhaitant se lancer dans l’aventure d’une start-up.

Le Prix du Livre d’économie a été décerné à Jean-Baptise Rudelle le 2 décembre. Il lui a été remis par le ministre de l’économie, Emmanuel Macron.

Comme indiqué dans la quatrième de couverture, ce livre est un plaidoyer pour la création d’entreprises de hautes technologies en France. Jean-Baptiste Rudelle nous rappelle également que l’échec est la condition même du succès de toute entreprise.

Ce n’est pas seulement un ouvrage sur l’entrepreneuriat, il parle également de l’écosystème français, de la fiscalité et c’est un superbe plaidoyer contre le French Bashing que vous pouvez découvrir dans le chapitre 6 « Did you say entrepreneur ? »

Il indique par exemple que le fait de s’être implanté en Californie a considérablement alourdi sa facture fiscale, argument contre les « French Basheurs » qui ne cessent  de se plaindre contre la fiscalité française. Qui est selon eux la cause de leurs échecs entrepreneuriales.

« Voici un scoop pour le lecteur français (mais aussi américain, qui ne se doute pas qu’il peut être plus taxé qu’au pays des 75%). Le fait pour moi d’être devenu résident américain a considérablement alourdi ma facture fiscale. À la fois pour les impôts sur le revenu, dont le taux marginal sous le soleil californien dépasse les 50%, mais surtout pour les gains en capitaux, c’est-à-dire les plus-values sur les ventes d’actions, qui représentent la plus grande partie de mes revenus. Dans ce domaine, la situation est en faveur très nette de la France. »

L’un des conseils qui m’a le plus marqué est l’importance cruciale d’être bien entouré. Evident selon moi, quand nous savons que la devise de Crescendo est la fameuse citation de John Fitzgerald Kennedy : 

CRTIEO

D’être entouré par sa famille qui l’a toujours soutenu et suivi partout mais aussi de ses associés et ses actionnaires qui ont toujours été dans l’intérêt général pour développer CRITEO.

« Mais j’étais persuadé que notre trio pourrait soulever des montagnes. Pour les investisseurs, qui détestent le risque (curieux paradoxe bien sûr, on y reviendra), nous formions l’équipe de rêve. Moi, le sérial entrepreneur, je savais parler le même langage qu’eux. Surtout, avec Kiwee, j’avais déjà parcouru tout le cycle de la start-up, de la levée de fonds à une revente où tous les investisseurs étaient rentrés dans leurs frais, certains faisant même une confortable plus-value (cinq fois leur mise pour les meilleurs, ce qui est très correct dans ce métier). De leur côté, Franck et Romain apportaient la caution technique qui permettrait de se dire que nous allions pouvoir faire quelque chose de vraiment innovant. »

C’est une véritable bible, indispensable dans toute bibliothèque de jeunes créateurs voulant faire partie de la French Tech de demain. C’est une véritable source d’inspiration, une source de motivation, le témoignage d’un patron iconoclaste qui a réussi là ou d’autres ont échoué. Il fait voler en éclat les différents clichés autour de l’entreprise et de l’image de la France, qui lui a permis de créer une multinationale reconnu dans le monde entier, CRITEO.

Pour conclure, je laisserai la parole à Jean-Baptiste Rudelle :

« Enfin à mon sens, il faut cesser d’opposer modèle français et américain, mais plutôt essayer de prendre le meilleur des deux. Et qui sait, un jour nous aurons, nous aussi, un Google français ? »

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