Crescendo est allé dans le Pas-de-Calais, à la rencontre de Jean-François Caron maire de Loos-en-Gohelle. Cette ville au passé minier est aujourd’hui reconnue internationalement pour son modèle de transition écologique.

M. Caron nous a reçu dans son bureau pendant plus d’une heure. Il est revenu en détails sur son modèle centré sur le développement durable, qui repose en grande partie sur l’implication des citoyens et l’intelligence collective.

dsc_3607Que signifie pour vous Crescendo?

Quelque chose qui monte à l’infini, qui monte par paliers.

Pourquoi avez vous décidé de vous lancer en politique?

Je ne me suis pas lancé, ce n’est pas comme cela que ça marche. J’étais habitant d’un pays où les gens et le territoire souffrent de problèmes économiques, sociaux, de pollution, mais en même temps j’ai toujours aimé ce territoire parce que ses valeurs humaines sont exceptionnelles et les gens sont adorables. J’avais un amour du territoire et une désespérance de la manière dont il était considéré. Mon regard sur le territoire a changé grâce à un oiseau rare que j’ai croisé un jour sur un terril, j’ai donc commencé à entrer en croisade.

A partir des terrils qui étaient l’image la plus caricaturale du Nord j’ai créé la chaîne des terrils en 1988 dans une période où tout le monde voulait tout raser, tous les signaux de l’histoire d’hier. Ma croisade a d’abord débuté sous l’angle de la nature, notre territoire regorge de lieux de biodiversité exceptionnels, de lieux qui se réinventent, de zones naturelles de très grandes valeur où beaucoup d’espèces se rencontrent. Je n’ai pas attaqué par la question humaine car la suite de cette histoire minière était trop lourde et demandait de la catharsis. Progressivement sont venues les questions de représentation symbolique parce que le terril c’est ce qui est passé dans les mains des mineurs. J’ai beaucoup développé d’associations de nature, de patrimoine, mais avec la chaîne des terrils j’ouvrais davantage sur des questions d’aménagement du territoire. Nous avons ensuite commencé à toucher la question de l’avenir du territoire, de son image, de son urbanisme, puis à ce moment là il s’est créé un mouvement qui s’appelle toujours génération écologie, mais qui n’a plus rien à voir avec ce qu’il était au départ, il a été créé sous l’angle  » agir pas gémir  », avec les anciens du PSU.

En six mois un mouvement émergeait, ils m’ont demandé d’être tête de liste parce que j’avais des réseaux. Par la suite j’ai été élu donc je ne me suis pas lancé en politique. J’ai toujours été militant, dans cette idée qu’il faut prendre son destin en main, j’ai la tripe écologique, la nature m’émerveille. L’histoire que je raconte et que j’incarne c’est que je suis un enfant du non durable qui essaye de se battre pour du durable dans un univers extrêmement hostile, avec l’idée que rien n’est inatteignable et ça c’est parce que progressivement je me suis lancé dans cette aventure, et ça marche. Mon challenge pour les 10 prochaines années c’est de décrypter quel est le code source de ces territoires qui réussissent, à l’heure du 2.0, comment tout cela se déverse et reéclaire les possibilités du 21ème siècle.

Quelle est votre vision de l’action politique?

Je dirais qu’il y a deux dimensions liées dans l’action politique, la première liée aux besoins. Bourdieu a d’ailleurs décrit les effets de surdétermination : on est victime lorsque l’on naît dans une famille où les deux parents sont chômeurs car ça va être beaucoup plus compliqué que pour les autres. Pour que chacun puisse être accueilli et puisse avoir son propre espace il faut travailler l’action politique, les cadres généraux. Il faut essayer de corriger dans le système ce qui est insupportable, qui créé de l’inégalité ou de la non durabilité par rapport à la planète. Ça c’est une première dimension réactive par rapport aux problèmes.

Pour moi il faut aller plus loin, ça ne marchera que si on montre qu’un autre type de modèle est alternatif. La question de la résistance ne m’intéresse pas, ce n’est qu’une première étape, ce qui m’intéresse c’est d’essayer de construire une alternative. Donc ma façon de faire de la politique c’est ça, partir des gens et essayer de faire apparaître un nouveau modèle de développement qui va permettre à l’individu de s’épanouir et à la nature d’être respectée. Pour se faire, ma méthode c’est d’être d’abord dans une posture d’animateur d’un collectif, je me considère comme un entraîneur joueur, c’est à dire je suis dans la partie, je marque des buts, je défends et en même temps j’ai une légitimité démocratique et une responsabilité à organiser le collectif. Toute ma méthode de travail consiste à organiser des collectifs de qualité dans l’équipe municipale avec les services pour démultiplier l’action, mais surtout avec les habitants. De ce point de vu là, Loos a une pratique radicalement différente de l’immense majorité des territoires. Je suis très intéressé par les raisonnements d’intelligence collective. En fait, le code source de Loos c’est un socle de valeurs et une pensée en récit, c’est à dire de réfléchir la trajectoire et je pense que c’est une culture du développement durable. Dans le code source de Loos nous faisons apparaître cette question là comme stratégique, c’est notre socle et ça permet aux personnes d’être reconnues au sens sociologique du terme, ne pas être nié. C’est la mine qui nous a fondé et c’est notre système de valeurs. Et sur ce socle, on enclenche de l’intelligence collective pour produire du projet.

dsc_3608Comment appréhendez vous votre rôle de maire?

A Loos nous avons cinq piliers : le premier c’est l’implication habitante. Tous les systèmes coopératifs exigent des acteurs présents, le développement c’est la résultante d’un jeu d’acteurs et pour ça il faut qu’ils soient impliqués.

Deuxièmement c’est une action systémique, ce qui veut dire que le développement durable c’est d’abord raisonner en transversalité. A chaque fois que je prends une décision qu’est ce que cela va entraîner sur le plan environnemental, social et quel type de création de richesses? Or, la plupart des systèmes ne fonctionnent pas comme cela, ils sont extrêmement cloisonnés. Ce que j’appelle systémique regroupe tous les processus de coopération, parce que l’on est dans une rupture des modèles hiérarchiques verticaux surplombants. Grâce à la société de connaissance il y a une espèce d’irrigation, de diffusion qui fait qu’aujourd’hui la réussite et le développement surviennent lorsque l’on réussi à coopérer.

Le troisième pilier c’est ce que j’appelle l’étoile et les petits cailloux blancs. Nous sommes dans de la conduite de changement, nous arrivons à la fin d’un cycle de 50 ans dans lequel Internet a tout bouleversé et où l’accès aux ressources de la planète n’est plus infini. Cela change complétement le modèle, donc aujourd’hui nous sommes dans une période de changement de civilisation. Étant un élu je dois conduire la transition d’un modèle vers l’autre, c’est extrêmement compliqué de mettre des gens en mouvement alors que l’on ne sait pas clairement où l’on va. Il faut qu’il y ait une étoile qui brille dans le ciel, pour nous faire rêver, sinon il n’y a pas de mise en mouvement possible, il faut mettre en désir le 21ème siècle, ça c’est l’étoile, la ville durable, le nouveau monde. Et en même temps il faut des petits cailloux blancs qui y mènent, qui donnent du sens, qui permettent de mettre les gens en mouvement. Mettre en rêve et avec des signaux concrets du réel pour mener à l’étoile ça c’est le troisième pilier.

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Le quatrième c’est oser, une innovation c’est une désobéissance qui réussi. Pour désobéir il faut qu’il y ait une acceptation collective de la désobéissance, il y a quelque chose de l’ordre de ce que les experts appellent du terreau d’innovation. A Loos il y a une culture collective de l’ambition et d’oser innover, alors qu’en général il y a plutôt une inhibition dans l’action, terrible chez la population.

Le cinquième pilier c’est qu’à un moment donné il faut que ça passe par des leaderships et des incarnations. Il n’y a pas d’émergence de collectif spontanément, il faut qu’il y ait un leadership, un individu ou un petit groupe. Oui, j’ai envie de contribuer à changer le monde. Alors il faut que nous soyons organisés pour ça.

Donc dans le code source de Loos tout ça nous donne des résultats analytiques, et surtout des résultats systémiques, globaux, qui redonnent confiance aux gens, en leurs voisins, en leurs élus. Il y a un prodigieux changement d’image. Finalement, mon rôle d’élu c’est d’être animateur du processus puis à un moment donné être aussi initiateur parce qu’il faut y aller, il faut s’engager, il faut aussi être arbitre et décideur.

Pouvez vous nous détailler les notions de management par la coopération interne et d’ingénierie de la coopération?

Si on veut être dans la transversalité il faut que l’on ait les espaces où nous construisons ensemble, pour cela il faut l’expertise d’usage. Fabriquer la ville sans s’appuyer sur l’expertise d’usage et l’intelligence de tout un chacun c’est juste passer à côté de tout. Nous devons mettre en place des processus pour accueillir et des processus de coopération avec la population. C’est encore plus vrai à l’intérieur de la mairie, si les services et les adjoints ne travaillent pas ensemble (ce qui est le cas presque partout) il sera difficile voire impossible de concrétiser les projets. Il faut organiser la coopération entre les élus, à l’intérieur des services, c’est la première raison. Dans la coopération pour la transversalité il faut un management coopératif.

Le deuxième sujet c’est que si on souhaite changer les choses alors il va falloir être en mode projet, être organisé. Nous avons une capacité collective d’entreprendre sauf que nos salariés sont en quelques sorte « militants » du projet, et très impliqués. Or, aujourd’hui les pathologies du travail sont d’ordre psychosociales, tel que des burn out ou des suicides par exemple. Les souffrances se sont déplacées, trop en vouloir, trop y aller peut se révéler dangereux, on a donc mis en place des groupes de pairs, pour que les gens puissent exprimer librement leurs difficultés. Nous avons dans le mode de management des espaces de coopération, de conduite de projet, d’apaisement. Les techniques de management coopératif et non pas vertical sont à l’opposé du système militaire par exemple.

dsc_3605Pouvez vous nous présenter le CERDD et le CDEE?

Le CERDD c’est un centre ressource du développement durable que j’ai mis en place dans les années 2000. J’ai par la suite instauré des politiques Développement Durable qui faisaient figure de pionnières à l’échelle française. Il y avait cette idée qu’il fallait que l’on ait un outil neutre capable d’expertiser ce qui était des avancées en matière de développement durable (le passage aux cantines bio par exemple). Le CERDD a progressivement construit des fiches ressources, des notes d’expertise sur la façon de produire du développement durable, notre but était d’outiller ce dernier.

Le CDEE (Création Développement Eco-Entreprises) c’est probablement ce qu’il y a de plus brillant dans ce qui existe à Loos en matière d’économie, c’est un outil d’intelligence économique qui a aussi été créé dans les années 2000 et qui vise à organiser de la veille technique, de la veille juridique sur toutes les filières d’éco-activités. Donc connaître l’évolution de la législation, de la technologie et de la recherche, accompagner les créateurs d’entreprises et surtout encadrer les nouvelles structures émergentes, dont les filières d’éco-matériaux. Nous avons des outils de recherche, ainsi que des outils de mise en visibilité, ce que l’on appelle des showroom. Avec le CDEE et une vingtaine d’ingénieurs très brillants nous sommes très à la pointe et c’est comme cela que l’on a réussi à obtenir un pôle de compétitivité sur l’économie circulaire. On est le seul de France à travailler sur ces questions là. C’est très intéressant car cela signifie que l’on fait apparaître à la fois de nouveaux emplois, de nouvelles activités mais en même temps nous impliquons des gens qui vont avoir des solutions pour traiter nos problèmes environnementaux, ça répond vraiment à un besoin, ce n’est pas pour faire du business cela répond à un vrai besoin. Dans notre monde il faut que l’on traite la question environnementale donc c’est important d’avoir une expertise, la technologie est très importante pour progresser (même si ce n’est pas la seule la réponse…). Le CERDD et le CDEE sont des outils qui nous ont permis de structurer tout un secteur économique.

Le citoyen est un acteur majeur dans votre méthode, pouvez vous nous présenter les outils de participation citoyenne?

Tout d’abord pour faire de la participation citoyenne il faut partir des problèmes et des enjeux des gens, une fois qu’il y a une énergie il suffit d’orienter le mouvement, faire des choses avec eux. Soit nous partons directement des problèmes et nous mettons en résolution collective progressive, soit nous partons d’enjeux d’aménagement de la ville, c’est ce que l’on appelle la coproduction. Nous mettons en place des mécanismes d’appropriation de population et réunions après réunions nous allons élaborer collectivement les choix, bien sûr à la fin ce sont les élus qui arbitrent. Tout se fait en coproduction, nous essayons toujours de mettre les habitants en situation d’implication sur un projet concret et ça c’est vraiment primordial.

Ensuite il y a les fifty/fifty, les habitants ont un droit d’initiative, grâce à leur implication sur un projet concret, ils comprennent la réglementation, les problèmes de coûts, ça les qualifie tout en les faisant participer. L’arrivée des habitants dans la production de la ville va de pair avec une idée de droit initiatif et de contractualisation de la responsabilisation. Une de mes formules clés est de dire  » participation sans responsabilisation = piège à cons  ». La ville, l’intérêt général ce n’est pas seulement le maire et les élus qui s’en occupent, bien sûr j’ai une responsabilité plus importante parce que j’affecte du budget etc. Mais si on veut qu’il y ait de la création d’activité tout le monde doit s’impliquer. Les Loosois doivent contribuer à faire la ville, je suis toujours dans cette idée de la responsabilisation des acteurs.

Est ce que vous envisagez de vous tourner vers certains outils de la Civictech pour approfondir vos actions?

Je ne connais pas, c’est Julian Perdrigeat, mon directeur de cabinet, qui s’occupe de tout ça. Justement là c’est typiquement l’intérêt d’avoir un système collectif, cela met en évidence un effet de générations, tout comme il est question de savoirs faire. Dans les systèmes coopératifs chacun apporte ce pour quoi il est le meilleur. Je pense qu’il faut savoir déléguer, nous sommes en équipe, chacun a ses qualités, ses défauts, ses limites. L’enjeu de l’entraîneur joueur c’est de constituer l’équipe qui va être capable de répondre collectivement. Je pense que c’est très important cette diffusion, cette mise en réseaux.

dsc_3601En partant de votre politique de conduite du changement, l’ADEME vous a choisi comme démonstrateur en vue de créer un dispositif d’accompagnement, où en est le processus?

Ça se passe très bien, nous sommes le seul démonstrateur de France et nous avons une évaluation qui vient de sortir sur la stratégie de conduite du changement que nous allons bientôt restituer au niveau national. Sommairement, cette évaluation dit : oui, il y a une méthode de conduite de changement à Loos qui marche, oui, ça fait bouger les acteurs dans leur propre action, oui, ça impacte le comportement des acteurs et oui, ça modifie l’action publique générale. Elle dit aussi que ce n’est pas parfait ! Cela produit des résultats généraux entre l’action publique de la ville et l’action des habitants, cela déclenche des choses et produit des résultats.

L’ADEME aimerait ainsi utiliser le démonstrateur de Loos et son code source pour analyser comment il pourrait qualifier des projets ailleurs. J’essaye d’aller repérer, décrypter, mettre en réseau et du coup la stratégie de l’ADEME sur le démonstrateur ça m’intéresse bigrement parce que si c’est eux qui m’envoient, alors je peux aider les maires, les présidents d’intercommunalités, les élus, les acteurs du terrain. L’image de Loos est maintenant rayonnante avec des choses objectives. Je pense que ce qui fait la valeur de ce que je vais raconter c’est simplement que c’est du réel, nous l’avons fait par exemple, ça fait 15 ans, que nous ne consommons plus d’eau potable pour les usages de la ville, c’est un fait. Je pense que dans cette période actuelle de transition, dans cette espèce d’insécurité collective à construire l’avenir, Loos c’est du tangible, un exemple pour s’inspirer qui a une valeur. Ma posture et celle de Loos dans la période prend de la valeur parce que c’est réel, parce que cela fait 20 ans. Si nous l’avons fait ici, pourquoi pas ailleurs ? Mais attention, chaque territoire est une spécificité, il ne peut y avoir de recettes, c’est à chacun de construire sa propre réponse territoriale aux enjeux de transition.

Quels sont les territoires qui se sont renseignés pour transposer votre méthode?

C’est plutôt des territoires du Nord, la Picardie voire Paris, nous avons aussi eu plusieurs fois des allemands, des belges. Mais ce n’est pas toujours sur Loos, par exemple au CDEE nous travaillons beaucoup avec les anglais du Kent, notamment sur des objets bien précis. Nous avions par exemple une coopération sur les éco-matériaux pour les Jeux Olympiques de Londres, certains étaient venus étudier nos techniques pour faire des villages complétement éco-conçus.

Nous avons rencontré Pascal Terrasse député de l’Ardèche qui nous disait que l’innovation et l’avenir de la stratégie économique appartenait aux territoires, qu’est ce que vous en pensez?

 Oui complétement, c’est à dire qu’aujourd’hui le développement est devenu la résultante du jeu d’acteurs. On ne peut plus faire du développement seul, en tout cas de moins en moins. Certes il y aura toujours des débats sur l’innovation technologique mais elle ne suffit plus, ne répond pas entièrement aux enjeux. Pour qu’une économie se développe aujourd’hui, pour qu’une innovation technologique existe il faut que les acteurs de la recherche, de la formation, des pouvoirs publics par exemple travaillent ensemble, sinon l’innovation n’apparaît pas. L’écologie est très importante car elle symbolise la diversité. Or, il y a plein de gens dans nos sociétés qui ont horreur et peur de la diversité, ils ont peur de l’autre, peur de la différence alors que c’est cette dernière qui amène du vécu. C’est à la rencontre de tout ça que naît l’innovation. D’une part elle requiert de la diversité et pour qu’elle embraye il va falloir qu’il y ait de la connexion dans la chaîne d’acteurs.

En résumé, nous avons donc besoin d’espace, d’agencement d’acteurs, de mise en réseaux et de coopération d’acteurs différents. Le territoire ce sont des élus mais aussi des acteurs. Si un territoire est capable d’organiser sa vision, son jeu d’acteurs, sa stratégie, les besoins et les enjeux de son territoire alors il emporte tout. Au contraire s’il ne sait pas le faire pour diverses raisons alors c’est un territoire qui est en chute libre. Alors pour que le développement s’installe, cela requiert du territoire, et comme nous sommes de plus en plus dans une économie de la fonctionnalité et de la coopération c’est en train de bouleverser tous les modèles économiques. Le territoire devient central et Loos le montre très bien, c’est parce qu’il y a un changement d’image, des compétences, des alliances, un état d’esprit, qu’à un moment donné les entreprises disent qu’elles veulent venir. Parce que c’est là qu’il y a une valeur ajoutée pour se développer. De mon point de vue le territoire est de plus en plus central, à l’heure des modèles collaboratifs et du pouvoir latéral, l’organisation de la latéralité devient décisive et si elle est présente alors elle déclenche des choses, pas seulement du développement mais aussi de la mise en mouvement. Elle est porteuse de bien être.

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les-questions-rapido Êtes vous bouillant ?

Non, je suis chaud bouillant.

Motivé ou déterminé ?

Déterminé, dans la motivation il y a la question du désir et de l’envie d’entreprendre mais il y a pas forcément la question de l’action et ça me gêne parce que j’aime être dans l’action.

Leader ou manager?

Jusqu’à il y a quelques temps encore j’aurais dit simplement manager, mais je me rends compte que l’incarnation ça compte beaucoup. J’incarne des choses que d’autres élus n’incarnent pas. Je pense qu’il faut assumer qu’il y a des fonctions de leader. Mais alors, de leader coopératif !

Argent ou pouvoir ?

Surtout pas argent. J’ai une citation concernant le pouvoir,  » il y a deux types de pouvoir, il y a le pouvoir sur et le pouvoir de ». Il y a une confusion dans ce terme, en anglais power, c’est la puissance d’entreprendre alors que souvent on pense que le pouvoir il faut le prendre. Or ça pour moi n’a aucun intérêt, mais par contre le pouvoir de faire, ça me fait rêver !

Droite ou gauche ?

Écolos.

Est ce que vous avez une musique qui vous motive, laquelle ?

La musique de Vangelis, 1492.

Pierre brute ou pierre polie ?

Pierre brute.

Que pensez vous de la citation de JFK  »l’art de la réussite consiste à savoir s’entourer des meilleurs »?

Je suis gêné par le terme meilleur parce que tout le monde est bon dans quelque chose donc je n’aime pas trop cette idée élitiste. Par contre comme chacun est meilleur pour une chose donnée ça veut dire s’entourer de tout le monde, de ce qu’il y a de bien en chacun, j’aime cette idée.

 

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