Croissance économique : la conjoncture mondiale fait office d’accélérateur

L’économiste Patrick Artus met la reprise de l’économie française sur le compte de la croissance mondiale, des mesures Hollandes et des taux d’intérêt bas.

Le directeur de la recherche et des études économiques de la banque Natixis révèle un rebond économique justifié par le redressement du commerce international. Cette croissance de 4 % au cours des quatre derniers trimestres devrait permettre à la France d’atteindre une croissance de l’ordre de 1,7 %, voire 1,8 % en 2017. Le pays doit notamment sa reprise économique à la croissance mondiale.

La politique monétaire de la BCE a également joué un rôle dans l’accélération de l’économie français. Les taux d’intérêt sont en effet maintenus à un niveau relativement bas, ce qui devrait permettre à la France de bénéficier des meilleures conditions d’emprunt. Par ailleurs, grâce à l’ancien président Hollande, le taux de chômage recule enfin en France, à une vitesse de 1,2 point par an.

Source : Le Journal du Dimanche du 20/08/2017

Les créations d’emplois marquent la reprise économique

La France renoue enfin avec la croissance, avec les exploits des créations d’emplois faisant reculer le taux de chômage.

Malgré un taux de chômage de 9,1 %, la France devrait assister à une amélioration durable du marché de l’emploi selon l’économiste Patrick Artus. Cette embellie est notamment le produit de la reprise des secteurs clé. En effet, le bâtiment retrouve cette année un niveau de mise en chantier en accord avec ses belles années.

Le secteur de l’automobile affiche également une croissance significative, de même que le tourisme qui est tout simplement en pleine explosion. Rien qu’au mois de juillet, 10 millions de passagers ont été enregistrés au niveau des aéroports. Une situation d’autant plus profitable à la restauration et à l’hôtellerie. Dans un tel contexte, la croissance à la fin de l’année devrait atteindre la barre des 2 %.

Source : Le Journal du Dimanche du 20/08/2017

Les chercheurs scientifiques encore lésés par les médias en France

La place des économistes dans le débat public et dans la société est un sujet qui semble fasciner de plus en plus les médias en France.

Depuis toujours, les chercheurs en économie occupent une place d’observateurs et de parties prenantes dans la société. Quelle que soit leur solidité scientifique, 9 % des économistes français seulement sont associés directement à la décision publique. Ils sont par contre 30 % et 15 % aux Etats-Unis et en Allemagne.

Même si opposer deux spécialistes de la science économique est devenu un réel phénomène médiatique, les articles de la presse économique faisant référence à des travaux académiques n’affichent que 12,7 % en France. Ce chiffre grimpe à 20 % en Allemagne. Dans ce monde médiatique limité, les chercheurs scientifiques privés se doivent d’être visibles, tandis que les économistes du milieu académique s’intéressent principalement aux bonnes revues scientifiques.

Source : l’Opinion du 22/08/2017

Le Livret A maintient son attractivité auprès des Français

Les Français montrent encore leur engouement pour le Livret A, malgré son taux historiquement bas de 0,75 % maintenu.

Rien qu’au mois de juillet 2017, la collecte du Livret A a atteint 1,15 milliard d’euros, contre 840 millions d’euros en juin. Depuis le début de l’année, la collecte enregistrée pour ce livret réglementé dépasse la barre des 10 milliards d’euros. Ces données publiées par la Caisse des Dépôts dévoilent ainsi que les Français considèrent toujours le Livret A comme étant un placement sûr.

Bien qu’en août, le taux de rémunération du livret aurait dû passer à 1 %, il est resté au moment niveau. Une situation qui ne semble pas avoir affecté l’enthousiasme des Français par rapport à cette épargne. En effet, le Livret A demeure un placement sécuritaire, liquide et défiscalisé. Toutefois, il demeure également peu rémunérateur, avec une inflation à 0,7 % sur un an en juillet.

Source : Les Echos du 23/08/2017

Brexit : 1 000 emplois rapatriés à Paris

Le rapatriement d’un millier d’emplois vers la capitale française se précise, à la suite de la rencontre du ministre de l’Economie et des Finances et du directeur général d’HSBC lundi.

L’annonce du transfert de 1 000 emplois de Londres à Paris s’est découlée de la rencontre entre Bruno Le Maire et Stuart Gulliver. Un rapatriement qui entraînera indirectement la création de 3 000 nouveaux emplois dans le secteur de la banque. Pour la Fédération Bancaire Française (FBF), ce transfert va faire de Paris un nouveau point de chute du Vieux Continent.

Elle stipule également que c’est une manière pour les banques françaises de soutenir Bercy. Même si les banques de France ne comptent pas s’en tenir à ce millier d’emplois, il est difficile pour l’heure de définir le nombre d’emplois pouvant revenir à Paris. Les futures décisions réglementaires portant sur les conditions d’exercice des activités financières conditionnent le nombre effectif d’emplois transférés à Paris.

Source : Les Echos du 24/08/2017

La bonne performance de l’industrie renforce la croissance européenne

En août 2017, la croissance dans la zone euro se confirme grâce à la performance de l’industrie manufacturière.

Les données publiées mercredi par la société IHS-Markit dévoilent une progression du secteur de l’industrie. Après un recul à son plus bas niveau depuis le début de l’année, l’industrie manufacturière affiche un indice PMI (indice des directeurs d’achat) de 58,1 points, contre 56,5 le mois précédent. Le secteur de l’industrie doit cette bonne performance à une forte croissance des nouvelles commandes à l’exportation, enregistrée au mois d’août.

Cette hausse de la demande étrangère s’observe aussi bien en France, qu’en Allemagne. D’ailleurs, elle impacte favorablement sur le marché de l’emploi, ce qui a généré une baisse du taux de chômage dans l’Hexagone. En parallèle, le secteur de l’industrie contribue également à la croissance du PIB français, estimé à 1,5 % en 2017.

Source : Les Echos du 24/08/2017

Autoentrepreneuriat : le plafond de chiffre d’affaires doublé en 2018

Le doublement des plafonds de chiffre d’affaires des auto-entrepreneurs sera effectif en 2018.

Pour bénéficier du statut d’auto-entrepreneur, les entrepreneurs individuels devront respecter un nouveau seuil de chiffre d’affaires en 2018. C’est lors de son entretien avec plusieurs quotidiens régionaux que Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, a fait cette annonce jeudi. Cette mesure intègre le programme du chef d’Etat énoncé pour l’élection présidentielle, dans le projet de la loi dit « Macron 2 ».

Ce nouveau seuil s’établira alors à 165 600 euros par an pour la vente de marchandises, contre le plafond actuel de 82 800 euros. Pour les auto-entrepreneurs exerçant dans le secteur de la prestation de services, le nouveau plafond s’établira à 66 200 euros, contre 33 100 euros en 2017.

Source : Les Echos du 25/08/2017

L’industrie française affiche une embellie en 2017

La confiance revient enfin auprès des industriels français avec un bond de 3 points en un mois, pour atteindre son plus haut niveau depuis décembre 2007.

L’optimisme des industriels en France revient avec une forte hausse de la demande extérieure et intérieure au mois d’août. L’indice du climat des affaires publié par l’Insee révèle en effet une confiance des industriels établie à 111 points, contre une moyenne de long terme de 100 points. L’indice inscrit 109 points en août, grâce aux données collectées auprès de 10 000 entreprises.

L’Insee table ainsi sur une croissance de 0,5 % de l’industrie française. Sur l’année, cette progression pourrait même dépasser les 1,7 % selon le chef économiste de Natixis Asset Management, Philippe Waechter. D’ailleurs, les industriels interrogés prévoient d’augmenter de 7 % leurs dépenses d’investissement cette année, malgré l’arrêt de la mesure de suramortissement accéléré.

Source : Les Echos du 25/08/2017

Les économistes en quête de la normalisation des politiques monétaires

Dans le cadre du traditionnel symposium annuel, les grands argentiers du monde scrutent les moindres indices permettant la normalisation des politiques monétaires dans un contexte de reprise.

Les grands économistes et investisseurs de la planète se réunissent pour déceler la moindre indice pouvant conduire à l’équilibre des politiques monétaires. Malgré les mises en garde du Fonds Monétaire International (FMI), le resserrement monétaire trop rapide risque en effet de fragiliser l’équilibre des marchés financiers. Pire, l’économie mondiale risquerait de plonger à nouveau.

Trois grands indicateurs doivent alors être passés en revue dans un contexte de la reprise de la croissance mondiale, évaluée à 3,5 % cette année. L’importance du niveau d’endettement – public et privé – appel en effet à la vigilance. Par ailleurs, le niveau de l’inflation demeure bien en deçà des objectifs jusqu’ici fixés par les banques centrales. Enfin, le rythme des créations d’emplois ne permet pas de résorber le chômage de masse dans certains pays.

Source : Les Echos du 25/08/2017