Embellie des créations d’emploi en France au deuxième trimestre

Les créations d’emploi retrouvent un certain dynamisme au second trimestre 2017, une progression concernant tous les secteurs.

Cette embellie porte sur tous les secteurs, avec 91 700 créations enregistrées dans le secteur privé sur la période, contre 57 700 au premier trimestre. Le secteur des services marchands demeure le plus dynamique avec une création de 52 300 postes. Le secteur affiche d’ailleurs une croissance quasi-constante depuis fin 2013. Par ailleurs, l’emploi industriel affiche une certaine stabilité, tandis que la construction enregistre une progression de 0,4 %.

Cette dynamique favorise la baisse du chômage qui s’est établi à 9,3 % au premier trimestre, selon les données de l’Insee. Elle reflète d’ailleurs la reprise de l’économie française, qui affiche une progression de 0,5 % sur les deux premiers trimestres. Dans cette reprise des créations d’emploi, l’emploi intérimaire réalise un exploit en dépassant la barre des 700 000 postes. Entre avril et juin, ce sont quelque 27 700 salariés qui ont été embauchés en intérim.

Source : Le Figaro Economie du 12/08/2017

La France projette de lever entre 4,5 et 5,7 milliards d’euros à court terme

L’AFT, ou Agence France Trésor, a annoncé le 11 août que la France a l’intention d’emprunter quelques milliards d’euros à court terme.

L’agence en charge de placer la dette française auprès des investisseurs annonce une levée de fonds à hauteur de 4,5 et de 5,7 milliards d’euros sur les marchés. Sur trois mois, soit 13 semaines, le pays projette d’emprunter entre 2,7 et 3,1 milliards d’euros. Un taux de – 0,632 % avait été accordé le 7 août dans le cadre de la dernière opération comparable.

Le Trésor annonce également son intention d’emprunter entre 1,2 et 1,6 milliards d’euros à 22 semaines, soit six mois. Pour cette échéance, le taux avait atteint – 0,644 % le 7 août. Et enfin, la France envisage d’emprunter environ 1 milliard d’euros à un an, pour un taux de – 0,568 %.

Source : Les Echos du 14/08/2017

Etats-Unis : les emplois peu qualifiés menacés par la robotisation

Dans les pays émergents et aux Etats-Unis, l’automation prend de plus en plus de terrain, menaçant ainsi les emplois du secteur des services et de l’industrie.

L’avancement de la robotisation dans les secteurs de l’industrie et des services constituerait une réelle menace pour les travailleurs sous-qualifiés. L’usage de robot évite aux employés de s’adonner à certaines tâches désagréables, voire dangereuses. Toutefois, cette tendance conduirait à la disparition d’un nombre d’emplois important, notamment dans le secteur de la restauration, du triage dans les entrepôts et du nettoyage.

La pression croissante des consommateurs pour l’amélioration des conditions de travail de leurs salariés et des régulateurs favorisent pourtant la robotisation dans ces secteurs. Même si la robotisation est sujette à débat, le cabinet de conseil McKinsey révèle que 5 % des emplois sont parfaitement automatisables, autant d’emplois menacés.

Sources : Les Echos du 14/08/2017

Paris déploie ses efforts à la conquête de la City

Grâce au Brexit, la France pourrait conquérir 10 000 emplois directs, elle se lance ainsi dans une bataille de séduction avec la City.

Les 12 et 13 septembre 2017, le secrétaire d’Etat Benjamin Griveaux s’envolera pour Londres pour rencontrer des firmes de la City. Ces entrevues sont indispensables pour persuader les fonds d’investissement et les grandes banques anglo-saxonnes à venir s’installer à Paris. Accélérer la prise de décision et renforcer l’attractivité de la place de Paris sont l’objet même de ce déplacement du secrétaire d’Etat, qui passera ensuite au Japon, au début décembre.

Relocaliser les emplois hors de la City est un défi que s’est lancé l’Hexagone. Face à l’attentisme des acteurs financiers, Paris déploie tous les moyens pour séduire la City. Tandis que les banques américaines demeurent en position d’attente, Francfort a annoncé fin juillet la relocalisation de 2 300 emplois à Paris. La Société Générale prévoit de rapatrier jusqu’à 400 postes, contre environ 300 pour BNP Paribas et une centaine d’emplois et le Crédit agricole. Quant à la banque britannique HSBC, elle s’est déjà prononcée en faveur de Paris en janvier pour relocaliser un millier d’emplois.

Source : Le Monde du 15/08/2017

Paris passe à l’offensive face à l’optimisation fiscale d’Airbnb

En réponse à l’optimisation fiscale du géant Airbnb, Paris projette de taxer directement sur son chiffre d’affaires.

La plateforme communautaire Airbnb est dans le collimateur de la Ville de Paris. L’optimisation fiscale de ce géant du net porte en effet préjudice à une trentaine de propriétaires français utilisateurs du site. Ces derniers ont été condamnés à une amende de 615 000 € pour les six premiers mois de 2017, en raison de non-déclaration de location ou de dépassement de la limite de 120 jours de location par an.

En parallèle, Airbnb n’a réglé que 92 944 € d’impôts en France en 2016. Or, le site américain enregistre un chiffre d’affaires de 5 millions dans l’Hexagone, soit 12,50 € par logement. En proposant 400 000 logements à la location en France, le géant américain compte 10 millions d’utilisateurs français, transitant par ses filiales anglaises et irlandaises. Le site génère ainsi 120 millions de revenus d’origine française, un profit non-négligeable échappant en toute légalité au fisc.

Source : Le Canard enchaîné du 16/08/2017