Hébergement d’urgence : 200 millions d’euros pour les sans-abris

Le jeudi 3 août, l’hébergement d’urgence a bénéficié d’une enveloppe de 200 millions d’euros en faveur des sans-abris.

Reloger tous les sans-abris d’ici la fin de l’année est un défi que s’est lancé le président Macron. C’est dans cette optique que le Ministère de la cohésion des territoires a débloqué 200 millions d’euros pour l’hébergement d’urgence. Cette enveloppe est d’ailleurs saluée par la Fédération des acteurs de la solidarité (Fnars). Cette somme contribuerait pleinement à financer des nuits d’hôtel supplémentaires et à pérenniser quelques 5 000 places.

Entre le 10 juin et le 10 juillet 2017, les demandes d’hébergement ont augmenté de 17 % par rapport à la même période en 2016. Sur les 84 268 demandes, Paris affiche une hausse de 9 % tandis que les Bouches-du-Rhône inscrivent une progression de 29 %. En Gironde, les demandes d’hébergement ont pratiquement doublé. La situation est encore plus désastreuse à Marseille, avec une estimation de 13 000 sans-abris.

Source : Le Monde-05/08/2017

Instaurer l’équité face à la crise des migrants

Face à la crise des migrants que connaît la France actuellement, le gouvernement prône en faveur d’une politique conciliant générosité et efficacité.

Pour le ministre de l’Intérieur, l’expulsion des « migrants économiques » est l’unique issue pour restaurer l’équilibre au niveau des migrants. Alterner hospitalité et fermeté est un défi que le gouvernement s’est lancé face à la crise des migrants à laquelle le pays est actuellement confronté. La France est disposée à accueillir les migrants persécutés et fuyant les guerres dans leur pays. Par contre, elle se doit de distinguer ceux dont la migration obéit à d’autres ressorts.

En 2016, on a enregistré 1 140 expulsions. Un mouvement qui devrait s’accentuer avec la création de la liste des « pays d’origine sûrs ». En parallèle, le projet de loi visant à accélérer la procédure d’examen du droit d’asile se confirme. Cette mesure ambitionne la réduction de la procédure d’examen du droit d’asile, pour le faire passer de quatorze à six mois.

Source : La Croix-07/08/2017

La première éolienne « flottante » française prend ses marques au large du Croisic

Floatgen, la première éolienne en mer française a été mise à l’eau sur le site d’essai technologique de Centrale Nantes.

Le 27 juillet, les concepteurs de la première éolienne « flottante » française se sont félicités de la mise à l’eau de cette prouesse technique. La mise en mer du système d’ancrage en nylon marque en effet la première étape vers l’expérimentation de cette nouvelle technologie. Ce premier pas décisif sera suivi de la mise en place prochaine du flotteur, haut de 10 mètres, conçu en béton armé de 36 mètres de côté.

Cette étape marquera la mise en route de la phase expérimentale, prévue pour début 2018 et pour une période de deux ans. L’éolienne flottante baptisée « Floatgen » devrait ainsi produire ses premiers kilowatts d’ici 2018. Par rapport à ses voisins du nord de l’Europe, la France demeure en retard quant à l’exploitation de cette nouvelle technique. En effet, le Royaume-Uni dispose actuellement de 5 GW (gigawatts), l’Allemagne aligne 4 GW et le Danemark 1,3 GW.

Source : Libération-08/08/2017

Pollution de l’air : les géants des mers pointés du doigt

Plusieurs associations réclament des mesures de l’Etat face à la pollution insidieuse des paquebots et autres ferrys.

Derrière le petit paradis de la côte méditerranéenne, se cache une véritable problématique pour les habitants et autres associations. Avec le boom des croisières ces dernières années, la pollution de l’air est devenue un réel fléau. Les paquebots, les ferries et les porte-conteneurs sont alors dénoncés comme étant à l’origine de cette pollution insidieuse. Ces géants des mers s’avèrent en effet largement plus polluants que les camions ou automobiles.

Ces bateaux utilisent du fioul lourd, dont la teneur en particules fines est extrêmement élevée et contient plus de soufre. Le carburant brûlé rejette du dioxyde de soufre, connu pour être à l’origine de maladies respiratoires, irritations de la gorge, etc. La France Nature et Environnement (FNE) appelle ainsi à des mesures d’Etat, des mesures qui s’imposent pour lutter contre le fléau de la pollution de l’air.

Source : Le Figaro-08/08/2017

Le rappel à l’ordre du président Macron

Emmanuel Macron procède à un recadrage du gouvernement, face aux multiples flottements fragilisant son début de mandat.

En ce début de quinquennat, le président Macron n’a pas hésité à proclamer son intention de rappeler à l’ordre près de 250 fonctionnaires. Le gouvernement n’avance pas aussi vite que prévu selon le Chef d’Etat. Il évoque notamment le désaccord récurrent entre les ministres. Le président français dénonce également des ministres trop effacés. Reprendre les choses en main est alors la meilleure stratégie que Macron a trouvée pour que le gouvernement puisse tenir ses objectifs.

Un recadrage s’impose pour Emmanuel Macron. Il est en effet primordial de s’assurer que les dirigeants de la haute administration soient « Macron compatibles ». Le Chef d’Etat projette déjà de procéder à un renouvellement de l’administration à la rentrée. Avec une organisation défaillante et quelques 314 inexpérimentés, procéder à un remaniement est de rigueur.

Source : Le Parisien-09/08/2017

La France déploie une politique de gestion de l’eau

En France comme dans le reste du monde, la source hydrique commence à se raréfier.

Plus que jamais, la source hydrique mérite son appellation, « or bleu ». Bien que l’Hexagone ne manque pas d’eau, la source commence à devenir un problème à certains endroits. Le réchauffement climatique et la diminution des précipitations sont notamment à l’origine de cette « raréfaction » de l’eau. La situation actuelle révèle notamment une vingtaine de départements en situation de « stress hydrique ». Les sols manquent réellement d’eau, tant en qualité qu’en quantité.

Le risque de pénurie s’annonce également avec trois-quarts des nappes phréatiques de l’Hexagone présentant un niveau raisonnablement bas à très bas. Pour une meilleure gestion de l’eau, la réduction de la consommation est la première piste à exploiter. L’exploration de diverses solutions techniques, de type récupération des eaux de pluie est aussi à envisager.

Source : La Croix-09/08/2017

Un appel à idées pour économiser dans le secteur du logement

Pour la grande réforme dans le secteur du logement, le gouvernement lance un appel à idées pour réaliser des économies.

Le 4 août, le ministère de la cohésion des territoires lance un appel à idées auprès des acteurs du logement et des collectivités locales. Les propositions attendues pour le 10 septembre prochain doivent permettre d’élaborer la grande réforme prévue pour l’automne. Le questionnaire mis en ligne sur le site du ministère porte notamment sur la législation, la réglementation et la gouvernance.

Cette démarche a été jugée utile pour permettre au gouvernement de trouver des mesures pour simplifier les procédures d’urbanisme et les normes de construction. A la recherche d’économie, face à un secteur « peu efficace et dépensier » selon le premier ministre, la coupe budgétaire de 5 € des aides au logement devrait pérenniser en janvier 2018.

Source : Le Monde-10/08/2017

Contrats aidés, inefficaces dans la lutte contre le chômage

La ministre du travail dénonce une fois de plus l’inefficacité des contrats aidés dans la lutte contre le chômage.

Une fois de plus, Muriel Pénicaud, ministre du travail, aborde le sujet épineux des contrats aidés. Une possible baisse de ces dits contrats serait à prévoir dans le grand plan d’investissement que le gouvernement lancera à l’automne. Pour la ministre, ces contrats représentent un coût astronomique pour la nation. Par ailleurs, ils s’avèrent également inefficaces dans la lutte contre le chômage comme pour l’insertion professionnelle. Les contrats aidés sont avant tout un moyen pour les collectivités locales ou associations d’équilibrer leur budget.

Les contrats aidés ont pourtant été créés en vue de soutenir financièrement les employeurs embauchant des personnes en difficulté certaine pour réintégrer le marché du travail. Avec 13 000 contrats aidés supplémentaires financés en 2017, le programme a tout simplement été surconsommé. En effet, deux tiers de ces contrats aidés ont été financés au premier semestre. Pour la ministre, la solution pérenne pour lutter contre le chômage serait d’investir dans la formation et le développement. Pour l’heure, les contrats aidés ne représentent qu’une solution précaire sur le marché de l’emploi.

Source : Le Figaro Economie-10/08/2017

Arpe : le dispositif reconduit pour la rentrée 2017

Un an après sa mise en place, l’aide à la recherche du premier emploi est reconduit en 2017, avec une opération communication « ciblée » en cours.

L’Arpe ou aide à la recherche du premier emploi n’a pas rencontré le succès escompté en 2016, l’année de la mise en place du programme. En effet, le programme prévoyait 130 millions d’euros pour 126 000 bénéficiaires potentiels. Or, seulement 28 639 étudiants ont pu bénéficier du programme, pour 33 millions d’euros. Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a alors annoncé la semaine dernière que le programme sera reconduit à la rentrée 2017.

Le dispositif permet aux étudiants boursiers de bénéficier d’un prolongement de leur bourse pour une période de quatre mois maximum. Du côté des apprentis, l’Arpe leur permet de toucher 300 € par mois sur la même période. Le programme constitue une réponse à la précarité connue par les jeunes diplômés à la fin de leurs études. Pour pouvoir toucher plus de jeunes, la ministre annonce également le lancement d’une opération communication « ciblée ». L’idée est d’envoyer des textos aux potentiels bénéficiaires.

Source : Les Echos-11/08/2017