Les 3 défis du chef d’Etat pour une croissance soutenue

Au cours du second trimestre 2017, la France inscrit une croissance de 0,5 %. L’amélioration constatée demeure toutefois fragile et l’Etat doit prendre certaines mesures pour mettre en place une croissance soutenue et pérenne.

Face aux nombreux obstacles qui l’attendent, Emmanuel Macron se lance trois défis en vue de soutenir l’activité économique du pays, rétablir les finances publiques et restaurer la crédibilité européenne. Le premier pari du président de la République est d’atteindre une croissance de 3 %. Avec une moyenne de 2,2 % dans la zone Euro, une telle amélioration est un gage de crédibilité auprès des partenaires européens.

Sur le plan fiscal et budgétaire, le chef d’Etat se lance comme pari d’économiser 60 à 80 milliards d’euros sur l’ensemble de son mandat. Dans cette optique, certains impôts seront revus à la baisse, comme les cotisations salariales et les prélèvements sur les revenus du capital ou l’impôt sur les sociétés, tandis que d’autres vont augmenter, comme la fiscalité écologique et l’impôt sur le tabac. Ces mesures devront permettre de regagner la confiance des ménages, après une forte détérioration en juillet. Enfin, Macron annonce également la fin des aides amorties.

Source : L’Opinion du 31/07/2017

Budget 2017 : 1,1 milliard d’euros à trouver d’ici la fin de l’année

Pour boucler le budget 2017, le gouvernement doit encore trouver 1,1 milliard d’euros d’ici décembre.

Sur le déficit de 4,5 milliards d’euros, l’Etat a déjà pu trouver trois milliards grâce à une première vague d’annulations de crédit. Autrement dit, la France devra encore se serrer douloureusement la ceinture jusqu’à la fin de l’année. Avec le décret publié de 21 juillet, les coupes budgétaires se sont succédé, notamment avec une annulation de crédit de 1,123 milliard d’euros et une baisse de la dépense publique de plus de 600 millions d’euros.

 Dès la rentrée, des mesures de refroidissement de la dépense sont à prévoir. En tout, le gouvernement doit encore trouver 1,2 milliard d’euros. La semaine dernière, l’Etat a annoncé une baisse de 5 euros par mois des aides au logement. Cette mesure devrait rapporter 97,5 millions d’euros. Ce qui n’est pas encore suffisant pour combler le déficit du budget 2017, car le gouvernement doit donc encore trouver 1,1 milliard d’euros d’ici fin 2017.

Source : Le Parisien du 31/07/2017

La France prône pour la « tempérance énergétique »

La date du 2 août marque les esprits, maintenant que la planète vit à crédit. Le « jour du dépassement de la Terre » est aussi au cœur des préoccupations du gouvernement.

Tout comme le reste du monde, la France prélève trop de ressources naturelles et émet de plus en plus de gaz à effet de serre. Afin de sortir le pays de cette dépendance aux énergies fossiles, le plan climat a été présenté par le Ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, en début juillet.

Ce plan présente les différentes pistes pouvant conduire la France à la « tempérance énergétique ». Parmi les actions envisagées, le secrétaire d’Etat annonce l’arrêt progressif de la vente des véhicules émettant du gaz à effet de serre d’ici 2040. La mise en œuvre de l’accord de Paris – premier accord universel sur le climat – et la généralisation des actions internationales pour réduire les émissions de gaz à effet de serre sont autant de voies à exploiter.

Source : Le Figaro du 02/08/2017

Code du travail : la loi d’habilitation obtient le feu vert des députés

La loi d’habilitation pour la réforme du Code de travail a été votée par la majorité des députés.

C’est par 421 voix contre 74 que les débutés ont donné mardi leur feu vert pour la loi d’habilitation sur le Code du travail, après une mise au point par la CMP ou commission mixte paritaire Assemblée-Sénat. Le texte en question habilite le gouvernement, par voie d’ordonnances, à réformer le Code du travail. Après approbation du Sénat jeudi, la loi sera alors définitivement adoptée.

Alors que la loi d’habilitation a été votée par les groupes Modem, La République en Marche, constructifs et LR, les groupes de gauche ont voté contre. D’ailleurs, les groupes des Insoumis et des communistes souhaitent déposer un recours devant le Conseil constitutionnel. Or, pour qu’un recours soit recevable, il faut au moins 60 députés ou sénateurs. Des négociations ont ainsi été ouvertes avec le groupe Nouvelle Gauche, comptant 31 élus.

Source : Les Echos du 02/08/2017

Impôt sur le revenu concentré sur les foyers les plus fortunés

40 % des recettes fiscales proviennent de 2 % des foyers les plus aisés de France.

Les données de l’administration fiscale révèlent une concentration de 2 % des foyers français les plus aisés sur 40 % des recettes en 2016. Il s’agit notamment des foyers fiscaux déclarant des revenus annuels de plus de 100 000 euros, représentant 749 000 ménages. Par rapport à 2015, le nombre de déclarants affiche une augmentation de 4 %. Cette hausse est de 11 % pour la tranche supérieure à 400 000 euros.

Les contribuables aux revenus de plus de 200 000 euros rapportent pour leur part 22 % des recettes. Ils ne représentent pourtant que 151 000 ménages, soit 0,4 % des foyers fiscaux. Les foyers à très haut revenus de plus d’un million d’euros totalisent 5,4 % des recettes, soit 6 400 contribuables représentant 3,7 milliards d’euros de recettes. La plus importante progression constatée demeure celle des foyers aux revenus de cinq millions d’euros, avec une hausse de 23 %.

Source : Les Echos 03/08/2017

Réformer la taxe habitation, mais pas la supprimer

Souvent critiquée, la taxe habitation est un des impôts difficiles à supprimer en France. Une réforme serait pourtant la bienvenue.

Lors de l’ouverture de la première Conférence nationale des territoires le 17 juillet, il a été annonce que 80 % des Français sont exonérés de la taxe habitation. Il s’agit quasiment de l’intégralité des ménages, une donnée anticonstitutionnelle pour les élus locaux. Cette taxe représente pourtant près de 25 milliards d’euros sur 130 milliards d’euros des ressources des collectivités territoriales. Elle représente 33 millions de logements, concernant 28 millions de foyers.

Cette exonération de la taxe habitation donne peut-être l’impression d’améliorer le pouvoir d’achat de certains ménages. Cependant, cette mesure paraît économiquement contre-productive, dans la mesure où elle concerne exclusivement les ménages aux revenus annuels imposables inférieurs à 20 000 euros. Pour rendre l’exonération plus équitable, une réforme serait très profitable. Mettre en place une assiette plus efficace s’avère plus favorable pour l’atteinte des objectifs d’amélioration du pouvoir d’achat et de redistribution.

Source : Les Echos 03/08/2017

1 Français sur 4 se sent déclassé

En partant sur des données de 2014-2015, l’Insee a publié une étude en juillet révélant qu’un quart des Français ont un sentiment de régression.

Le mal-être de déclassement social touche principalement les personnes de 30 à 59 ans se comparant à leur père. Ce sentiment de régresser touche 27 % des femmes, contre 23 % des hommes. En se comparant à leur mère, cette impression tombe à 10 % seulement. Or, pour l’Insee, 21,7 % des personnes interrogées, soit une personne sur cinq seulement connaît effectivement une « mobilité sociale descendante ».

La vérité évidente est que 57 % des personnes se sentant régresser ont une « mobilité ascendante ». A noter que ce sentiment de déclassement social varie suivant les catégories sociales. Il est notamment très élevé chez les ouvriers ou employés non qualifiés, comme 45 % des ouvriers agricoles, 43 % des caissiers et 40 % des serveurs. Il est moins élevé chez les employés et ouvriers qualifiés, avoisinant les 17 et 21 %. Tandis que chez les cadres, une personne sur cinq se sent socialement déclassé. Il s’agit notamment des professionnels des arts, des spectacles et de l’information.

Source : Le Figaro 04/08/2017

La reprise de l’Europe menacée par la progression de l’Euro

Une fois de plus, la monnaie unique se renforce et s’établit à 1,1870 dollar, une progression qui menace la croissance de l’Europe.

L’euro a ainsi progressé de 12,5 % contre le billet vert, marquant un nouveau seuil psychologique important pour les trésoriers et les marchés des changes. En se renforçant, l’euro fait baisser l’inflation. Hors, cette situation ne fait que pénaliser la Banque Centrale Européenne dans la réalisation de l’objectif de hausse des prix de 2 %, et retarder tout resserrement monétaire. L’euro fort fait aujourd’hui face à un dollar très affaibli, de sorte que les bourses européennes se montrent plus performantes que celles de Wall Street. C’est donc tout logiquement que les bourses du Vieux Continent attirent les investisseurs non-résidents.

Même si la zone Euro est plus exposée aux économies émergentes que les Etats-Unis, la croissance de la monnaie unique demeure préjudiciable pour l’Europe. L’euro fort fait en effet perdre de la compétitivité à la zone Euro, en raison de l’appréciation de sa devise. Il affecte même la reprise européenne de l’ordre de 0,2 point de pourcentage. A noter que le taux de change réel varie d’un pays à un autre. Si la devise est surélevée de 5 % à 20 % dans les petits pays de l’Europe, la monnaie unique est sous-évaluée de 10 % à 20 % en Allemagne. Cette accélération de l’euro entraîne ainsi une redistribution des parts de marché à l’exportation entre pays européens.

Source : Les Echos du 04/08/2017

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