L’économie française progresse grâce à la consommation

La croissance tricolore progresse de 0,5 % au second trimestre 2017. L’économie française doit cette avancée à la consommation des ménages.

Dans une étude publiée le 29 août, l’Insee révèle une progression de 0,7 % de la consommation des ménages en France au mois de juillet. Cette progression est notamment due à une hausse de 2,7 % des achats de biens d’équipement du logement sur la période. L’habillement ainsi que le textile affichent également une hausse de 3,1 %. Globalement, la consommation a progressé de 0,3 %.

L’institut statistique indique alors que l’économie française doit sa croissance au deuxième trimestre à cette montée de la consommation. Le rythme de progression actuel demeure toutefois très faible, en s’établissant à 1,3 %, contre une prévision de 1,4 %. D’ailleurs, un léger recul de 0,47 % a été enregistré au deuxième trimestre, contre une prévision de baisse de 0,55 %. Concernant le PIB, les prévisions annoncent une hausse de 1,6 %, au lieu de 1,7 %.

Source : Le Figaro Economie du 30082017

Fiscalité : le gouvernement prône la transformation d’urgence

Le gouvernement vient de lever le voile sur les mesures du budget 2018. Le passage au niveau européen est déclenché, avec comme mot d’ordre « la transformation ».

Alors que le projet doit être présenté ce 27 septembre 2017, le gouvernement dévoile un premier aperçu des mesures du budget 2018. Les entreprises sont sur le qui-vive, dans l’attente du plan fiscal de l’exécutif. Parmi les mesures en cours de préparation, la taxation des géants du numérique est à prévoir. L’Etat assume également sa décision de rompre l’ISF, pour instaurer à la place le nouvel impôt sur la fortune immobilière (IFI). L’IFI représenterait une assiette de 1,2 milliard d’euros.

Par ailleurs, la baisse de l’impôt sur les sociétés (IS) est également en passe d’être arrêtée. Dès 2018, le taux de 28 % sera à nouveau applicable aux bénéfices inférieurs à 500 000 euros. Le reste verra également une baisse progressive. En 2019, l’exécutif prévoit aussi de revoir le CICE, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi. Le gouvernement vise à ce qu’en gonflant leurs bénéfices, les sociétés paient davantage d’impôts.

Source : Les Echos du 30082017

L’euro passe au-dessus de la barre de 1,20 dollar

Du jamais vu depuis janvier 2015, l’euro a dépassé la barre de 1,20 dollar ce mardi 29 août. La devise européenne évoluait à environ 1,19 dollar le mercredi matin.

Depuis le début de l’année 2017, la monnaie unique s’est appréciée de 14 %. La hausse constatée fin août devrait d’ailleurs se poursuivre dans les prochaines semaines. Les grands gagnants de cette appréciation de l’euro sont incontestablement les consommateurs. La montée de la devise tire en effet le prix des produits importés vers le bas, des prix s’affichant souvent en dollars.

Pour leur part, les exportateurs européens profitent bien de la reprise mondiale. Certes, l’économie américaine est la plus affectée par cette hausse de l’euro. Cependant, les PME françaises pourraient également compter parmi les perdants de cette envolée de la devise européenne. Ce qui est d’ailleurs le cas de la BCE, contrariée par ce tassement de l’inflation importée, occasionné par les tensions entre les Etats-Unis et la Corée du Nord.

Source : Le Monde Eco&entreprise du 31082017

4 grandes réformes du droit de travail dévoilées

C’est le 31 août dernier que les ordonnances portant sur la Loi travail ont enfin été dévoilées. Portant sur quatre grands axes, il s’agit de l’une des plus grandes réformes du droit de travail que la France ait connu.

Les indemnités aux prud’hommes seront désormais rigoureusement plafonnées. Un salarié victime d’un licenciement abusif pourra obtenir 20 mois de salaire au maximum, après 30 ans d’ancienneté. Avec deux ans de présence, le plancher passe de trois à six mois de salaire. Le minima est fixé à un mois de salaire, en dessous de deux ans d’ancienneté.

La négociation des accords particuliers entre les patrons de petites entreprises et leurs salariés pourra désormais se faire sans recours à un délégué syndical. Un accord pourra être paraphé via un simple vote à la majorité. Cette réforme porte essentiellement sur les entreprises de moins de 11 salariés ne disposant pas de délégué syndical. Une disposition prochainement étendue aux entreprises de 11 à 20 salariés.

La fusion des instances représentatives du personnel donnera également naissance au « conseil d’entreprise ». Cette nouvelle entité au droit de veto sur certains sujets est en plus habilitée à négocier des accords en cas d’absence de délégués syndicaux. Un décret devra révéler le nombre de personnes qui devront y siéger, ainsi que le nombre d’heures de travail dévolues.

Enfin, la situation financière d’une entreprise dans l’Hexagone suffira pour justifier le licenciement économique. La situation d’une multinationale dans le monde – notamment dans tous les pays où elle opère – ne sera donc plus prise en compte pour apprécier ses difficultés financières.

Source : Le Monde du 01092017