Bercy se mobilise pour le financement des PME

Le financement des PME se trouve aujourd’hui au cœur du futur projet de loi de Bruno Le Maire.

Pour le ministre de l’Economie et des Finances, l’accès au crédit des entreprises est le « premier sujet » actuellement en préparation dans la loi des finances 2018. Faute de ressources disponibles en France, les PME dépassant le cap des 30 à 50 M€ de chiffre d’affaires passent sous pavillon étranger. Pour Bercy, accompagner ces entreprises dans leur projet de croissance par le biais de financement est primordial. C’est un des moyens pour créer un réel « Mittelstand à la française », selon le secrétaire d’Etat Benjamen Griveaux.

Ce projet de loi s’attaquera également à la numérisation des petites entreprises et à l’export. Bâtie sur un mode public-privé, cette partie sera lancée au second trimestre 2018. Dans le cadre de cette alliance public-privé, un nouveau fonds de crédit de 300 M€ a d’ailleurs été inauguré jeudi. La Banque européenne d’investissement a eu l’appui  de AG2R La Mondiale et la Bred, avec une contribution de 115 M€ sur le nouveau fond. Grâce au nouveau fonds de crédit privé Eiffel, les PME devront accéder plus facilement aux ressources nécessaires à leur développement.

Source : Les Echos du 11092017

Baisser les contrats aidés et offrir plus de liberté aux associations

La réduction des contrats aidés vise à consolider le modèle économique des associations.

Pour Christophe Itier, réformer le dispositif des contrats aidés est une urgence. Les contrats aidés permettent en effet aux associations en situation de précarité de faire face à un déficit de moyens. Il convient de noter que les acteurs de l’économie sociale et solidaire représentent 10 % du PIB. Malgré l’aspect radical que peut prendre cette réforme, améliorer le dispositif et le rendre plus efficace est primordial.

Le nouveau haut-commissaire à l’économie sociale et solidaire et à l’innovation sociale défend également des contraintes budgétaires. Dans sa feuille de route, Christophe Itier évoque également trois leviers de cette réforme. Il s’agit de redonner de l’autonomie aux associations, notamment en matière de gestion. La mise en place de délais raccourcis de règlement des subventions permettrait également à ces structures de préserver leur trésorerie. Enfin, des champs de réflexion sur l’investissement à impact social sont également prévus.

Source : La Croix du 11092017

Géants du numérique : l’Europe de l’Ouest fait bloc pour le nouvel outil fiscal

Pour avancer rapidement dans la préparation de la charge fiscale contre les géants du net, une proposition commune vient d’être envoyée à Bruxelles.

L’Allemagne encore hésitante vient de s’allier à la France, l’Espagne et l’Italie pour soumettre une proposition à la Commission européenne. Cette proposition commune porte sur la mise en place d’une « taxe d’égalisation » sur le chiffre d’affaires européen des grands groupes digitaux. Le nouvel outil fiscal encore en cours de préparation au Conseil informel des ministres européens des Finances est effectivement très attendu.

Pour l’Europe de l’Ouest, il s’agit avant tout de mettre en place une question de souveraineté et de justice fiscale. L’efficacité économique n’est pas en reste. Cette nouvelle taxe devrait refléter partiellement ce que devraient payer ces entreprises en termes d’impôt sur les sociétés (IS). Il s’agirait donc clairement d’une référence à mettre en place rapidement, permettant ainsi à chaque pays d’appliquer ses propres taux et assiette de calcul.

Source : Les Echos du 11092017

Hub Corporate : 25 nouveaux pensionnaires pour Bpifrance

Pour la troisième promotion du Hub Corporate, Bpifrance vient d’intégrer 25 jeunes pousses à son programme de relation entre grands groupes et start-up.

C’est en augmentant le nombre de liens entre les start-up et les grands groupes que le programme fonctionne selon le directeur exécutif innovation de Bpifrance. Paul-François Fournier met d’ailleurs un point d’honneur sur le fait que le chiffre d’affaires demeure le meilleur capital pour ces entreprises. La formule d’accompagnement d’un an devrait enregistrer une centaine de partenariats, hors expérimentations.

Cette nouvelle promotion bénéficie d’un soutien relativement direct de la part de Bpifrance. Il peut s’agir d’un investissement ou d’une simple garantie auprès des financeurs. L’institution ne prend pas part au capital. Cependant, chaque start-up sera facturée de 15 000 €. Certains profiteront même d’un local mis à disposition, situé à Paris. Ce qui est par exemple le cas de Saagie, basé en Normandie, mais hébergé tout au long du programme afin de conseiller les entreprises dans leur stratégie de Big Data.

Source : Les Echos du 13092017

Le « made in France » a la cote

La production française reprend des couleurs dans l’Hexagone selon un sondage de l’Ifop.

L’enquête révèle un regain d’attachement des Français pour les produits « made in France ». 45 % des répondants valorisent en effet les produits de fabrication française, contre 36 % en 2011. Cet intérêt porte avant tout le patriotisme économique et le développement durable. 17 % considèrent la provenant du produit comme un critère d’achat déterminant. 37 % sont même disposés à payer 5 % plus cher un produit s’il est « made in France ».

Ces résultats révèlent alors que le pari est tenu pour le duo Yves Jégo et Arnaud Montebourg. L’opinion publique semble de plus en plus favorable pour acheter davantage français. Pour Yves Jégo, le label Origine France Garantie est d’ailleurs un véritable outil de valorisation. En effet, 2 000 gammes de produits profitent aujourd’hui de ce label, ce qui équivaut à 600 entreprises tous secteurs confondus.

Source : Le Figaro Economie du 14092017