La reprise économique appréciée dans les entreprises

A l’heure où la reprise économique française se consolide, une amélioration se mesure également dans les entreprises.

Une nette évolution de l’activité en France a été constatée à la fin du deuxième trimestre 2017. Deux grands indicateurs permettent en effet de mesurer cette reprise économique se reflétant au niveau des entreprises françaises. L’AGS (Association de Gestion des Salaires) a enregistré une baisse de 16,8 % sur un an, se chiffrant à 1,617 milliard d’euros. Le nombre d’entreprises en redressement judiciaire ou en liquidation a également chuté de 14,8 % sur 12 mois. Le nombre de bénéficiaires des salaires et autres indemnités de licenciement a ainsi reculé à un peu plus de 200 000. Sur un an, le nombre de dossiers ouverts s’est établi à plus de 22 000, pour un repli de 12 % sur un an. Ces performances ont donc permis au directeur de l’AGS, Thierry Méteyé, de ramener la masse salariale à 0,15 %. Depuis le 1er juillet, le taux de cotisation des entreprises se trouve à un plus bas inférieur à celui d’avant crise, avec une baisse de 0,05 point.

La reprise économique se mesure aussi sur le recul significatif des délais de paiement des entreprises. A la fin du deuxième trimestre 2017, ces délais s’inscrivent à 10,9 jours, contre les 13,6 jours en 2015. Ces données publiées par le cabinet Altares révèlent un plus bas depuis 20 ans. Ce recul des délais de paiement pourrait être justifié par la mise à l’amende de pas moins de 17 entreprises sur les huit premiers mois de 2017. Ces entreprises de grande taille ont dû s’acquitter d’une amende d’un montant total de 3,63 millions d’euros, contre 2,63 millions en 2016 et 1,43 million d’euros en 2015. Ces entreprises, comme Alstom Information, Axa Technologies Services, Biogaran ou Pfizer figurent d’ailleurs sur la liste des plus mauvais payeurs, publiée par Bercy depuis deux ans. 25 % des défaillances d’entreprise en France sont en effet dues à des clients solides, tardant à régler les factures.

Source : Le Figaro Economie du 15092017

Taxation des géants du Net : Paris remporte une première victoire

Déterminé à taxer les Gafa, Paris marque des premiers points en ralliant de nouveaux pays à sa cause.

Après avoir conquis l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, Paris vient de joindre six pays de l’Union européenne à son ambition de taxer les géants du Net. L’Autriche, la Bulgarie, la Grèce, le Portugal, la Roumanie et la Slovénie soutiennent désormais la proposition du gouvernement français sur la taxation des Gafa. A 10, ils sont décidés à imposer le chiffre d’affaires de ces géants du numérique, représentés par les initiales de Google, Amazon, Facebook et Appel. C’est une première bataille de gagner pour Bercy, qui aura jusqu’au 29 septembre pour trouver un accord susceptible de convaincre les 18 autres pays constituant l’UE. Toute la complexité de la partie réside en effet sur l’atteinte de l’unanimité des 28 afin de pouvoir mettre en place toute réforme fiscale.

Dans le cadre de ce premier sommet dédié à l’économie digitale, la majorité des pays contestent l’efficacité de cette méthode de taxation proposée par Paris. D’autres se montrent réticents par principe, ce qui est le cas de l’Irlande, abritant sur son sol des géants du Net, dont Google et Appel. D’autres Etats plus réservés plaident pour leur part pour une approche plus structurelle. Le projet s’appuie notamment sur la mise en place d’une assiette commune d’impôts sur les sociétés (Acis). Ces deux solutions semblent pourtant se rejoindre. Toutefois, tous partagent l’ambition commune de parvenir à une réforme plus en profondeur et efficace sur la taxation des géants du Net.

Source : Les Echos du 18092017

23 % des auto-entrepreneurs encore en activité au bout de cinq ans

Les données publiées mardi par l’Insee révèlent que moins d’un quart des auto-entrepreneurs sont restés actifs depuis la création du statut en 2009.

Le phénomène de l’auto-entrepreneuriat a fait office de levier à la création d’entreprise en France. Sur la seule année 2010, 360 000 auto-entrepreneurs se sont immatriculés, soit 80 % d’entreprises individuelles nouvellement créées. Au premier semestre 2010, 38 auto-entrepreneurs sur 100 immatriculés n’ont jamais été actifs. Cinq ans après la création de leur entreprise, 23 % d’entre eux étaient encore en activité. Ils sont notamment 46 % encore actifs dans la santé et l’action sociale, 35 % dans l’enseignement, contre 22 % dans les activités spécialisées, techniques et scientifiques. Ces chiffres dévoilent alors la pérennité fragile de ce statut sur le long terme. Bien évidemment, ces données ne prennent pas en compte les auto-entrepreneurs ayant quitté le régime durant les cinq premières années de leur activité.

Nombreux se sont en effet dirigé vers la création d’une société avec association ou vers l’entreprise individuelle classique. Du côté des entreprises classiques de la même génération, 60 % sont restés actifs, et 50 % pour les entrepreneurs individuels. L’étude de l’Insee dévoile aussi que la pérennité de l’activité progresse avec l’âge du créateur. 31 % des auto-entrepreneurs de 50 ans ou plus étaient encore en activité cinq ans après, contre 16 % pour les moins de 30 ans. Par ailleurs, le chiffre d’affaires moyen des entrepreneurs constitue également un bon indicateur de leur poids dans l’économie. En 2014, le chiffre d’affaires moyen de l’auto-entrepreneuriat s’établissait à 10 200 €, soit 400 € de moins par rapport à deux années auparavant. Ce chiffre augmente légèrement à 12 800 €, pour les auto-entrepreneurs exerçant en activité principale. Ceux exerçant dans l’hébergement-restauration enregistrent même un chiffre d’affaires annuel de 14 300 €.

Source : Les Echos du 20092017

Bpifrance et La Banque Postale lancent de nouveaux prêts pour les TPE

La banque publique et La Banque Postale s’allient pour développer le financement aux TPE.

Auditionné mercredi par l’Assemblée nationale, Nicolas Dufourcq annonce l’intention de Bpifrance de renforcer son offre de financement à destination des TPE. Le directeur général de la banque publique révèle en effet que le prêt sans garantie lancé à l’automne 2016 sera proposé partout en France d’ici fin 2018. Il s’agit d’un prêt allant jusqu’à 50 000 € à destination des TPE de plus de trois salariés, lancé dans la région Hauts-de-France et en Ile-de-France. Pour leur part, les entreprises de moins de trois salariés devraient accéder prochainement au nouveau prêt baptisé « flash TPE ». Cette nouvelle offre sans garantie ira quant à elle jusqu’à 10 000 €. Même si la Bpifrance garantit déjà chaque année huit milliards de crédits bancaires, majoritairement souscrits par des TPE, elle souhaite renforcer son soutien aux TPE.

Dans cette optique, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, s’est récemment tourné vers La Banque Postale. Avec son réseau, la banque devrait permettre de développer la mécanique de distribution de prêts TPE en ligne de Bpifrance. Par ailleurs, il réside également la volonté de faire de La Banque Postale le premier prêteur des TPE. D’ici le mois de novembre, La Banque Postale devrait alors lancer ses propres offres de crédit en ligne, à destination des TPE. Ces prêts devraient bénéficier d’une garantie de la Siagi ou de Bpifrance. A terme, La Banque Postale souhaiterait également associer KissKissBankBank – la plateforme de crowdfunding qu’elle a acquise récemment – à ce financement des TPE.

Source : Les Echos du 21092017