Commerce international : une croissance relevée à 3,6 % pour 2017

L’Organisation mondiale du commerce annonce une amélioration des perspectives de croissance pour l’année en cours.

Alors que les prévisions annoncées en avril dernier s’établissaient à 2,4 %, la croissance devrait rebondir à 3,6 % pour 2017. La reprise des échanges commerciaux pour l’année en cours représenterait presque le triple de celle enregistrée en 2016, qui s’inscrivait à 1,3 %. Ce regain de couleurs du commerce mondial résulte de la reprise des échanges au niveau de l’Asie et du renouveau de la demande d‘importation des Etats-Unis. Toutefois, Roberto Azevedo, le directeur général de l’OMC, se veut prudent. Les tensions géopolitiques mondiales, de même que le coût économique croissant des catastrophes naturelles, risquent de nuire à cette reprise. D’ailleurs, les économistes se disent prudents sur 2018, avançant un chiffre de croissance à 3,2 %.

Parmi les facteurs positifs ayant influencé cette reprise du commerce international en 2017, la croissance économique en Chine se trouve en tête de liste. Sur le premier semestre 2017, les importations en Asie ont bondi de près de 9 %, contre un peu plus de 7 % pour les exportations. Par ailleurs, la progression du prix de l’or noir a également contribué à la relance des investissements pétroliers aux Etats-Unis. Ce qui justifie la hausse des importations nord-américaines de 3,9 % sur le premier semestre de l’année en cours. Les exportations américaines ont quant à elles progressé de 4,9 %.  Cependant, l’Europe demeure à l’écart de cette amélioration, avec une croissance revue à la baisse à 2,5 %, contre une prévision de 2,8 % en avril 2017. La croissance des importations européennes s’établirait à 2,4 %, contre 2,9 % annoncé en avril.

Source : Les Echos du 22092017

Le Label RFR désormais ouvert aux PME-TPE

L’Etat a annoncé officiellement lundi que les PME-TPE accèderont désormais au label délivré par le Médiateur des entreprises.

Le label Relations fournisseur responsables, rebaptisé « relations fournisseurs et achats responsables », est désormais accessible aux PME et TPE. Labelliser les TPE et PME vertueuses envers leurs fournisseurs est primordial en termes d’image, selon Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises. En effet, il convient de noter qu’en 2016, ce sont quelques milliers de dossiers de litiges qui ont été traités par le service. 25 % des dossiers reçus portaient sur le non-respect des délais de paiement. Grâce à ce label, les PME et TPE peuvent se démarquer en attestant d’une preuve de relations équilibrées et durables avec leurs fournisseurs. Créé en 2012, le label était jusque-là réservé aux grands groupes. A ce jour, 39 structures sont détentrices de ce label, notamment des entreprises privées comme Total, Sanofi, Armor… Seul un quart de ses détenteurs est représenté par des entités publiques, dont le conseil départemental des Hauts-de-Seine.

Ces groupes labellisés représentent 104 milliards d’euros d’achats par an. Depuis, la création du label, deux entreprises n’ont pas renouvelé leur candidature, tandis que trois autres ont arrêté en cours de route. Pour les PME et TPE labellisés, il s’agit d’un engagement pour trois ans sur une série de mesures. Les entreprises seront donc évaluées suivant l’équité financière, l’appréciation du coût total de l’achat, la prévention de la corruption, l’aide au déploiement international des sous-traitants, le respect des délais de paiement… Depuis deux ou trois ans, trois PME ont déjà testé le label, considéré comme un accès important aux bonnes pratiques. Il implique également une grande transparence vis-à-vis de l’organisme auditeur et des salariés. Par ailleurs, le Médiateur assure un prix de démarche moins élevé pour les PME, ainsi qu’une évaluation différente des grands groupes.

Source : Les Echos du 25092017

Sport français : vers une vaste réforme à tous les niveaux

La ministre des Sports annonce officiellement le lancement de la réflexion sur la réforme du sport français.

Dans la continuité de l’ambition d’Emmanuel Macron de réformer le sport de haut niveau français, Laura Flessel vient de lancer le grand chantier. L’objectif de la ministre est de faire en sorte que la France puisse décrocher un maximum de médailles lors des Jeux olympiques de 2024 à Paris. Dans cette optique, une réflexion est ouverte au sein du CNOSF (Comité National Olympique et Sportif Français), menée par l’ancien patron de la Fédération d’athlétisme Bernard Amsalem. Cette réflexion est axée autour de trois grands sujets, visant plus d’autonomie et davantage de responsabilités. La création d’un « haut conseil de la performance » associant à parts égales les pouvoirs publics et le mouvement sportif permettrait de se pencher objectivement sur les contrats d’objectif des fédérations sportives.

La réflexion porte également sur des « fédérations libérées ». L’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep) pourrait pour sa part être transformé en un « centre de préparation olympique et para-lympique ». Une éventuelle mise en tutelle des fédérations pour en faire de vraies entreprises permettrait également de responsabiliser davantage les dirigeants. Par ailleurs, une réforme de la gouvernance est aussi étudiée. Limiter le nombre de mandats et élire des présidents directement par les clubs sont autant de pistes à explorer. Impliquer davantage les territoires (agglomérations, départements, régions) serait également un moyen d’optimiser la détection et le suivi des futurs champions. Pour Bernard Amsalem, les clubs et fédérations françaises disposent d’un réel savoir-faire en développement de la pratique sportive. Ils constituent de véritables piliers pour faire du pays une France sportive.

Source : Le Parisien du 26092017

Conjoncture : un niveau élevé maintenu en septembre 2017

Dans son enquête mensuelle, l’Insee révèle un climat des affaires maintenu à son plus haut niveau en septembre 2017.

Depuis le début de l’année 2017, le climat des affaires en France poursuit son amélioration. Il atteint aujourd’hui son plus haut niveau depuis plus de six mois, pour s’établir à 109 points. La conjoncture présente ainsi un niveau bien supérieur à sa moyenne de long terme qui est de 100 points. Après une première progression de cinq points, le climat des affaires affiche actuellement un niveau sans précédent depuis avril 2011.

En publiant les résultats de son enquête mardi, l’Institut national de la statistique a spécifié que l’étude a été réalisée dans un contexte porteur sur le plan de l’emploi. L’indicateur synthétise en effet les réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité en France.

Source : Les Echos du 27092017

Plan climat : aides à la rénovation énergétique renforcées

Dans la concrétisation du plan climat, Nicolas Hulot annonce trois grandes mesures budgétaires en faveur de la rénovation du logement.

Pour le ministre de la Transition écologique et solidaire, le plan climat va renforcer les aides à la rénovation énergétique. Lancé le 6 juillet 2017, le plan climat doit permettre à la France d’accélérer sa lutte contre le changement climatique. Dans l’immobilier, plusieurs mesures budgétaires vont être mises en place, pour encourager les foyers modestes à rénover leur logement. La reconduction du crédit d’impôt pour la transition énergétique en 2018 compte parmi les dispositions annoncées par Nicolas Hulot. En 2019, le CITE sera ensuite transformé en une prime versée à la fin des travaux de rénovation. Actuellement, le crédit d’impôt n’est versé que plusieurs mois après l’achèvement des travaux.

Une prime sera également versée aux ménages modestes pour les inciter à passer aux énergies renouvelables, comme les pompes à chaleur ou le bois. Cette prime, basée sur les certificats d’économie d’énergie, peut atteindre les 3 000 euros. En 2018, le dispositif du « chèque énergie » va également être généralisé en France. Actuellement, en phase de test dans quatre départements, le dispositif devrait aider près de 4 millions de ménages modestes (revenu de moins de 7 500 euros/an pour une personne seule) à payer leurs factures de gaz et d’électricité. Un chèque d’un montant approximatif de 150 euros sera versé automatiquement aux bénéficiaires, pour passer à 200 euros/an en moyenne en 2019.

Source : Challenges, L’économie en temps réel du 28092017