Cet article a été rédigé par les équipes de Solylend. Découvrez leurs activités sur https://www.solylend.com/fr.

En 2016, les Français ont déposé 1,31 milliard d’euros sur des placements solidaires, établissant ainsi l’encours de l’épargne solidaire à 9,76 milliards d’euros à la fin de l’année. La finance solidaire est une alternative de plus en plus plébiscitée par les épargnants, qui y trouvent la transparence et l’impact social que les banques traditionnelles peinent à fournir. Mais que signifient ces termes de finance solidaire, épargne solidaire, crowdlending ?

La finance solidaire a pour but de redonner à la finance sa fonction première : la mise en relation des acteurs à besoin de financement avec ceux ayant la capacité de les financer. L’idée est de rendre son argent utile en choisissant ce qu’il finance, plutôt que de le laisser « dormir » sur un compte en banque opaque.

Finansol, association de promotion de la finance solidaire, définit ce type de finance comme un lien entre les épargnants qui cherchent à donner du sens à leur argent et les entreprises et associations à forte utilité sociale et environnementale. Ce lien est matérialisé par la souscription de produits d’épargne solidaire auprès d’une banque, mutuelle, entreprise solidaire, ou encore sur une plateforme de financement participatif.

Le financement participatif : crowdfunding et crowdlending

Si le principe du crowdfunding (littéralement “financement par la foule”) est aujourd’hui connu de tous, le crowdlending l’est un peu moins. Pouvant se traduire par “prêt par la foule”, le crowdlending dispose d’un cadre légal en France depuis 2014. Le principe est simple : permettre aux particuliers de financer des projets à travers un financement sur le principe du prêt bancaire (avec ou sans taux d’intérêt). On passe donc du don-contrepartie du crowdfunding au prêt-intérêts du crowdlending.

Autrement dit, le particulier joue le rôle de la banque pour financer des projets ou des entreprises !

Le crowdlending peut ainsi permettre de financer des projets d’impact, ce qui en fait un produit d’épargne solidaire particulièrement vertueux. C’est d’abord un surplus de liberté : les prêteurs peuvent en effet prendre le contrôle de leur épargne et être seuls décideurs des projets financés par cet argent. La transparence de la plateforme et la traçabilité de l’argent prêté sont les clefs de voûte de ce système. Le crowdlending permet également de diversifier son épargne en complétant des produits d’épargne classique par de l’épargne solidaire. Si le prêt est rémunéré, il est également plus rentable que l’épargne classique et ne s’embarrasse pas de frais de gestion. Surtout, ce prêt est solidaire : il permet à n’importe qui de soutenir l’innovation, le développement, l’éducation, l’intégration sociale, l’environnement, la culture, etc.

Plusieurs plateformes spécialisées lèvent tous les jours des fonds pour les entrepreneurs qui changent le monde. Chez Solylend, notre ambition est d’agir pour des projets d’accès à l’énergie, au numérique, à l’eau ou encore à l’éducation dans les pays en développement. L’idée est de fédérer une communauté d’épargnants qui souhaitent devenir des Epargn’Acteurs : en soutenant des projets innovants dont l’impact est réel et mesurable, ils peuvent ainsi contribuer à améliorer les conditions de vie de milliers de personnes.

Notre premier projet, Moon, porté par l’entreprise Sunna Design, est un kit solaire innovant et connecté qui éclairera 500 foyers sénégalais, et bientôt toute l’Afrique !

D’autres projets arriveront rapidement, c’est en tout cas le souhait du Président-Fondateur de Solylend, Nicolas Pereira : “notre but est d’un côté aider les gens à rendre leur épargne utile et de l’autre aider ceux qui en ont le plus besoin. La solidarité peut aussi fonctionner comme cela. Nous veillons à ce que les projets que nous acceptons soient le plus qualitatifs possibles et aussi qu’ils aident les plus démunis, notamment dans les pays en développement”.