Pour pouvoir évoquer la génération Y il faut savoir de quoi on parle :

La génération précédente : X

L’actuelle : Y

Et la future : Z

Alors à quoi correspondent ces lettres ?

Plusieurs sources divergent sur le sujet et la réalité n’est pas clairement définie, mais ce que l’on peut retenir de ceci c’est :

La génération X c’est celle du droit des femmes,  de l’augmentation des libertés individuelles, des premiers chocs pétroliers. Cette génération vient juste après celle des baby-boomers qui sont  aujourd’hui en fin de carrières (approchent de la retraite).

La génération Y suit cette évolution naturelle, avec l’avènement du numérique, le développement des nouvelles technologies (à vitesse grand V ), ce besoin épris de libertés au-delà des besoins des générations précédentes.

Et pour finir la génération Z,  c’est la transformation de la société moderne pour clôturer le chapitre du 2ème millénaire. En évoluant vers un modèle encore plus indépendant. Plus de la moitié des jeunes aujourd’hui veulent être leur propre patron (voir le sondage «la Grande Invazion» réalisé par BNP Paribas et The Boson Project sur les jeunes de 15 à 20 ans qui ne sont pas encore dans le marché du travail.)

Que penser alors de ces générations dans l’ensemble ?

Il y a quelques années, d’après de nombreux spécialistes des relations sociales et sociétales, les générations se construisaient en opposition avec la précédente. Ce qui est faux avec la nature profonde des générations X/Y/Z.

On voit qu’a travers toutes les descriptions internet, elles suivent toutes le même chemin.  Ce sont les 3 générations qui ont toujours vécues une « crise » (Je repense toujours à ce sketch de Smain, « président » , qui parle de chômage et de pouvoir d’achat en 1986)

Et puis il aurait fallu choisir un autre nom que X/Y/Z si elles ne se suivaient pas!

Ici sur le Blog Crescendo nous faisons tous partis de cette génération Y.

Mais est-ce le cas partout ?

En faisant un rapide calcul avec les données fraîchement sorties par l’Insee au 1er janvier 2016, je me suis aperçu que la génération Y, en comptant des années 1980 à 2000, soit 20 ans, représentaient près de 40% des français en âge de travailler. Et sur la planète c’est 50% des humains.

le désastre dans notre société moderne, on parle de « Burn Out », et même aujourd’hui de «Bore out»

Alors est-il encore possible pour un manager ou un recruteur aujourd’hui de ne pas prendre en compte les besoins de cette population de travailleurs ?

La réponse est oui.

Mais pourquoi ?

On voit le désastre dans notre société moderne, on parle de « Burn Out », et même aujourd’hui de «Bore out» (à lire un article fort intéressant de BFM http://www.bfmtv.com/societe/le-bore-out-ou-l-epuisement-professionnel-par-l-ennui-885677.html. Combien croise-on de personnes de la génération Y qui nous disent, j’en ai marre, j’étouffe, je vais partir loin pour vivre enfin? Pour illustrer le propos je vais parler de mon expérience personnelle.

J’ai été recruté il y a plusieurs années pour un poste en CDI dans le commerce, on me l’a vendu comme si c’était un Oscar, après avoir eu le « trophée » que tous les médias vantent, la tranquillité du CDI et tout ce que l’on entend partout (tu as de la chance d’avoir un boulot, regarde tous ceux qui n’en ont pas !etc…), j’ai ressenti un vide, il me fallait autre chose.

Alors j’ai postulé pour le poste au-dessus que j’ai obtenu 6 mois à peine après mon embauche.

Et c’est là que  je me suis rendu compte de la supercherie. Plus on monte dans les échelons d’une entreprise « traditionnelle » plus on se rend compte de l’imposture. C’est exactement la même chose, voir pire. Alors que faire ?

J’ai changé d’horizon, et aujourdhui je suis indépendant et je revis, fini ce «formatage», cette pression sans but et bienvenue à la créativité et la liberté d’action.

On pourrait citer et interviewer largement tous les créateurs d’entreprises, entrepreneurs, repreneurs de sociétés, startupers, innovateurs, auto-entrepreneurs , qui se lancent aujourd’hui.

Ils sont de plus en plus nombreux à passer le cap et devenir plus que libres, ils deviennent indépendants. C’est ça le mot qui définit la génération Y : l’indépendance.

J’ai lu un article d’un manager qui nous dit : « faire aucune différence entre l’intégration d’un junior et d’un senior dans sa société »[…]«la fracture avec génération Y n’est en fait qu’un fossé digital, parfois abyssal.» (http://the-office.wittyfit.com/la-generation-y-nexiste-pas/)

En fait on pourrait appeler ça du négationnisme.

Sans partir dans les extrêmes, certains managers pensent donc que c’est un fossé digital et non sociétal, ce serait sans tenir compte d’une génération qui a vécu toute son enfance avec des parents et un entourage qui rame et qui se fait piétiner par son patron, et cela pour obtenir quoi à la fin ? Un RTT par ci et un salaire de misère par là ?

Enlevez tout ce qui connecte un Y au digital,  emmenez le dans un endroit non connecté et vous verrez, il réagira de la même façon.

Non, le Y n’est pas à manager comme un sénior, non ils n’ont pas les mêmes attentes, ni la même façon de concevoir le monde d’aujourd’hui ni de demain.

Et par définition la génération qui suit, est toujours plus rapide et intelligente que la précédente, n’en déplaise aux Y d’aujourd’hui qui seront les X de demain.

A voir absolument cette vidéo qui m’a inspiré cet article et ce sujet. Je remercie Emmanuelle Duez de m’avoir ouvert les yeux sur un aspect de l’entreprise et de la société que j’ignorais.

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