Start-up / Start-down s’adresse à ceux qui souhaitent entreprendre dans l’esprit startup.

Cet article présente des conseils de bon sens basés sur les fondamentaux de la culture financière et managériale.

Loin d’être des dogmes à suivre à la lettre, l’article présente des scénettes destinées à illustrer avec un brin d’humour les bons usages dans la conduite d’entreprises.

Cet article ayant vocation à devenir une rubrique récurrente, n’hésitez pas à faire part de vos suggestions, pour de futurs  thèmes, en commentaires. 

UP1

Je réunis une équipe minimale viable, constituant une chaine fonctionnelle complète : exemple,  un développeur, un webdesigner, un responsable du hardware, un commercial, un cofondateur et un gestionnaire.

S’il me manque un talent, par exemple un webdesigner, je pourrai faire appel à quelqu’un de mon réseau qui accepte des missions ponctuelles.

Toutefois, je reste conscient qu’un cofondateur stagiaire ou un directeur financier stagiaire, ça n’existe pas !

Et je n’oublie pas que les postes clés de l’équipe doivent être pourvus avant le lancement de l’activité commerciale.

M1

DOWN1

Je me prends pour un grand groupe : ayant bien étudié la politique de L’Oréal ou de Danone, je prévois des budgets publicitaires pléthoriques. En effet, je veux, moi aussi, devenir le plus gros acteur de mon secteur.

Finalement, après plusieurs buzz et évènements couteux et chers payés, je finance de la perte sèche. Mes éventuels investisseurs me fuient au vu de mes lignes de dépenses marketing.

M2

UP2

Je connais la marge que je dégage sur chaque unité de biens ou de service vendue. En effet, c’est cette marge qui fait vivre l’entreprise, car c’est elle qui paye les charges fixes.

En outre, seules les très grosses entreprises peuvent s’autoriser à renoncer un temps à leur marge, afin de tuer un concurrent. Mais pour une petite entreprise, ce sont les marges qui lui permettent de durer.

M3

down2

J’ai décroché une distinction au concours local des startups ou j’ai enfin signé un premier petit contrat : je m’y vois déjà ! J’embauche à tour de bras et je loue un magnifique nouveau local.

Quelques mois plus tard, les promesses de commandes tardent à se concrétiser et les délais de paiement de mes clients s’allongent. Ma marge est aspirée par mes charges locatives et salariales. En clair : le cash manque et je suis au bord de la cessation de paiement.

M4

UP3

Je suis quelqu’un d’impliqué et j’embauche uniquement des collaborateurs qui le sont aussi. Bien souvent, c’est plus l’énergie personnelle investie qui fait la qualité finale d’un projet, que la qualification professionnelle initiale.

Je sais qu’un collaborateur volontaire représentera, sur le long terme, un meilleur investissement qu’un pseudo expert, aux horaires et méthodes de « fonctionnaire ».

M5

DOWN3

Je me prends pour une annexe de Pôle emploi ou d’un pouvoir public : « je crée des emplois ». Je pense que l’Entrepreneur est là pour trouver des postes pour les gens de son entourage.

Malheureusement, chaque emploi créé alourdit considérablement la structure de charges fixes de l’entreprise. Les candidats au CDI sont nombreux et flatteurs, mais, en fin de compte, céder à leurs sirènes risque de sérieusement grever le budget de la société.

M6

pilote

 

3 COMMENTS

  1. Je trouve cet article fort instructif! Il est vrai que vos conseils sont tout simplement de bon sens, mais c’est le genre de conseil qu’ on ne rappelle jamais assez aux entrepreneurs. Je trouve que Le soupçon humoristique dans le ton est un plus ! Merci à vous. Arnaud

  2. Très bon article qui résume bien quelques unes des erreurs les plus répandues lorsqu’on se lance dans entrepreneuriat. Le plus important je pense c’est de bien choisir son équipe pour permettre à chacun de se concentrer sur son coeur de métier. Rien de plus fatiguant que de devoir faire de la compta lorsqu’on est développeur par exemple.

    Comme dit dans l’article, il ne faut pas « se prendre pour un grand » dès le départ et garder les pieds sur terre, mais un petit peu de folie ne fait pas de mal, ne l’oublions pas 😉 Pourquoi ne pas faire un prochain article sur le Growth Hacking pour justement expliquer comment faire des gros coups sans avoir le budget de l’Oréal ?

    Excellent article en tout cas, à quand le prochain ? 😉

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